Le 04 avril 2017 : Journée internationale de la sensibilisation au problème des mines et de l’assistance à la lutte antimines.

Tenue à l’hôtel Azalai Salam, la cérémonie de cette année était présidée par Madame Kéita Aminata Maiga, première Dame du Mali. Y ont également pris part, les ministres de la Femme de l’Enfant et de la Famille, de l’Artisanat et du Tourisme.
En sa qualité de Président de la Commission nationale de Lutte contre la Prolifération des Armes Légères et de petit calibre, le Ministre de la Sécurité et de la Protection a également participé à cet événement qui marquait les vingt ans d’engagement du Service des Nations Unies pour la lutte contre les mines (UNMAS).
En raison de la multiplicité des défis liés aux Restes Explosifs de Guerre (REG) et aux engins explosifs improvisés (EEI), l’accompagnement des partenaires demeure essentiel. « UNMAS a toujours été un partenaire sûr de la commission de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre », a attesté le Général Salif Traoré, Président de la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération des Armes Légères et de petit calibre. Aussi, a-t-il ajouté que « seul le renforcement des capacités permettra d’assurer une réponse pérenne.»
Des avancées significatives ont d’ores et déjà été enregistrées avec la création du Centre de Coordination des Opérations de Neutralisation des Engins Explosifs, la Formation et l’équipement d’équipes d’intervention déployées sur l’ensemble du territoire, la réhabilitation d’armurerie ainsi que la formation des personnels chargés de leur gestion et de la destruction des stocks obsolètes.
Aux termes du message du Secrétaire général des Nations Unies à l’occasion de cette journée internationale, il ne saurit y avoir de paix véritable sans lutte contre les mines. Ce faisant, l’Adjointe au Représentant spécial des Nations Unies au Mali, chargée de l’Action humanitaire, a estimé que la lutte antimines était un élément crucial des activités intégrées des Nations Unies dans le contexte du maintien de la paix. Elle a, par la suite, fait observer une minute de silence en la mémoire de toutes les victimes des mines et autres engins explosifs. Ainsi, selon elle, l’utilisation croissante des engins explosifs doit servir de base pour faire des conventions d’Ottawa, de la CEDEAO et de celle des Droits principes directeurs sur le terrain au-delà des mots.
Selon Madame la Première Dame, « Ces engins tuent sans distinction de sexe, de race et d’appartenance ethnique. »
Ainsi, à la lumière de la présentation de M. Phillipe Renard, chef d’UNMAS sur la menace explosive au Mali, 112 incidents dps 2012-2016 victimes civiles, dont 64% d’enfants.
En termes de conséquences, les mines empêchent, au-delà des blessures et décès, le déploiement des acteurs humanitaires, l’accès aux moyens de subsistance, la liberté de mouvement et la reprise économique, le retour des réfugiés et des personnes déplacées et, enfin entravent le déploiement des forces de Sécurité, les apports de stabilisation et l’extension de l’autorité de l’Etat. Pour le plan d’action 2017, UNMAS a présenté un budget prévisionnel de 4.6 millions de dollars dont une partie a déjà été prise en compte par la MINUSMA et les partenaires japonais.
Eu égard à l’ampleur du phénomène, « On ne doit pas toucher encore moins déplacer un engin qu’on ne connaît pas ». Tels ont été les derniers propos de M. Phillipe Renard en guise de sensibilisation.